Le Master Géomatique appliquée aux études urbaines et aux risques de l'Université de Cergy-Pontoise forme des spécialistes en ingénierie spatiale et territoriale. Il est centré sur les préoccupations croissantes pour la gestion des risques et de l’environnement urbain sur le long terme, dans la perspective de l’aménagement urbain durable. Il vise à donner aux étudiants les compétences pour mettre les outils de la géomatique au service des thématiques de l’environnement urbain et des risques naturels et technologiques.

Des outils au service du diagnostic, de l’aménagement et de la prospective territoriale

L’originalité de cette formation est d’associer cartographie, gestion de bases de données, analyse de données, SIG, géoweb, télédétection, webmapping, modélisation, 3D et systèmes complexes aux thématiques de l’environnement urbain et des risques naturels et technologiques. Le master croise enseignements théoriques et pratiques, expérience des enseignants, des chercheurs et des professionnels, pour proposer l’approche territoriale de la géographie à ces nouveaux défis.

Une double compétence offrant de nombreux débouchés

Ce master débouche sur la maîtrise de toute la chaîne de traitement de l’information géospatiale et des problématiques de la gestion durable des villes. Il répond aux besoins croissants des collectivités territoriales et des services déconcentrés de l’État. Cette double compétence est aussi recherchée par les agences d’urbanisme, les bureaux d’étude, les entreprises de services urbains, les agences de conseil, de géomarketing et de sondage, tout comme les laboratoires de recherche publics et privés.

Formation initiale – continue – alternance – apprentissage

Le master est ouvert aux étudiants en géographie, aménagement, urbanisme, économie et sciences politiques, ayant de solides bases dans les outils informatiques (bureautique, cartographie, statistique). Il peut être suivi en formation initiale, en formation continue, contrat pro et en alternance, en partenariat avec le Centre de Formation des Apprentis SACEF. Le master propose une spécialisation progressive sur deux ans avec des mises en situation professionnelle réelle et des stages obligatoires, en accordant une place privilégiée à l’utilisation des logiciels libres.

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Le Master Géomatique au Congrès de l'association étasunienne des géographes à Boston

AMBOSHomePSlideShow.gifjsessionidabnCIPEdUuxcUfnf1RLa communauté du Master Géomatique est de nouveau représentée au Congrès de l'association des étasunienne de géographes, la plus grande conférence de géographie et de géomatique au monde. Elle a lieu cette année à Boston, du 5 au 9 avril 2017, avec près de 10 000 participant.e.s, des centaines de sessions, de panels de discussions, de présentations de posters, d'expéditions de terrain, une intervention de David Harvey et une autre de Noam Chomsky, etc. Un des trois thèmes à l'honneur cette année a trait directement à la géomatique : Uncertainty and Context in Geography and GIScience.

7 étudiant.e.s et enseignant.e.s du Master interviennent, soit 1 à 3 interventions par jour :

- mercredi 5 avril 2017 à 8h : Jean-Baptiste Frétigny, Migrants in the air: mobility regimes and practices between hierarchies and diversity (session Addressing the Diversification and Stratification of Migration in the 21st Century)

- jeudi 6 avril 2017 à 11h, Samuel Rufat, Validating Social Vulnerability Models and Measurements (session Validating Social Vulnerability Models and Measurements)

- vendredi 7 avril à 8h30, Chloé Bordes, Anticipating urban pressure on the energy network for a better mediation between urban planning actors and energy networks actors (session Uncertainty in Spatial Patterns)

- vendredi 7 avril 2017 à 10h20, Didier Desponds, From 1990 to 2010, measuring the social segregation in order to evaluate the consequences of social-mix policy. The case of the Urban Unit of Paris (session Spatial Inequality, Justice and Policy I: Eurasia)

- vendredi 7 avril à 14h, Marion Ménard, The future of infrastructures, between quality of geospatial data and uncertainty: how safe can be for the massive geo-referencing of a network? (session Big data and data privacy)

- samedi 8 avril à 17h40, Lukas Frank, Floods and 3D geovisualizations (Jeanne X. Kasperson Session 2)

- dimanche 9 avril 2017 à 14h40, Alexis Blondela, Changing the Understanding of Decision Makers On Sustainable Mobilities: Building a Qualitative GIS of Cycling (session Applied Mobilities in the Age of Uncertainty, Risk and Sustainability)

 

La très bonne insertion professionnelle des Masters Géographie et Histoire de l'UCP se confirme

Les résultats récemment publiés de l'enquête 2015-2016 sur les diplômé.e.s de Master 2013 du ministère de l'Education Nationale sont particulièrement positifs pour les Master GAED (Géographie, Aménagement, Environnement et Développement) et d'Histoire* de l'Université de Cergy-Pontoise, dont fait partie le Master Géomatique Appliquée aux Etudes Urbaines et aux Risques. Cela confirme les très bons résultats des précédentes enquêtes.

Pour les universités ayant des résultats significatifs statistiquement ces Masters de l'Université de Cergy-Pontoise sont en effet en tête des classements de l'insertion professionnelle en France des Masters Géographie et Histoire, que ce soit à 18 mois ou à 30 mois.

A 18 mois :

insertion 18 mois 2015 2016

A 30 mois :

insertion 30 mois 2015 2016

ns : non significatif - l'ensemble des résultats est disponible ici

On notera également que ces Masters sont en tête ou dans le peloton de tête des emplois stables, de cadres, à temps plein, mais aussi en termes de salaire ou d'équilibre hommes-femmes parmi les diplômé.e.s.

* Les Master Enseignement (dits Master MEEF), destinés à former des enseignants, sont enquêtés dans une autre catégorie par le ministère. En raison du nombre d'enquêté.e.s, le ministère n'est pas en mesure de fournir des résultats à l'échelle de chaque Master.

Médias Sociaux en Gestion d'Urgence et cartographie participative

MSGUcergy600Le Master Géomatique organise une journée d'étude Médias Sociaux en Gestion d'Urgence et cartographie participative #MSGU le mardi 28 février 2017 à l'Université de Cergy-Pontoise en articulant des interventions de professionnels, des services de l’État, des collectivités, de la société civile et d'enseignants-chercheurs.

Cette journée d'étude vise à débattre du rôle des médias sociaux et de la place de la cartographie participative dans la gestion des crises et des urgences. En cas d'alerte, de crise ou de catastrophe, l'information en temps réel et sa diffusion à un large public sont des éléments cruciaux pour savoir comment se mettre en sécurité, trouver de l'aide ou être rassuré sur le traitement de l’urgence par les autorités. Depuis le tremblement de terre de Christchurch en 2011 en Nouvelle-Zélande et la catastrophe de Fukushima en 2011 au Japon, les médias sociaux sont utilisés en complément des dispositifs institutionnels d'information des populations. De plus, les personnes présentes sur place produisent souvent de l'information géolocalisée, images, vidéo, commentaires, ne serait-ce que pour informer leurs proches : ces remontées d'information peuvent être précieuses pour les secours et les gestionnaires. D'autres citoyens, par exemple après le séisme au Népal en 2015, participent à la collecte et au tri, la cartographie et la diffusion de ces informations aux services de secours. Mais en permettant à tout.e.s de s’exprimer librement, les réseaux sociaux ont tendance à rendre le contrôle de l’information plus difficile pour les autorités, avec de fausses rumeurs, des confusions ou des fuites d’information. La présence des autorités et des gestionnaires sur les réseaux sociaux sert alors aussi à démentir les rumeurs, dénouer les confusions et assurer la circulation d'une information cohérente et de qualité. Ce sont ces trois dimensions, diffusion de l'information, remontée d'information citoyenne, démenti des rumeurs, qui sont regroupées sous le terme de Social Medias in Emergency Management depuis 2011, Médias Sociaux en Gestion d'Urgence (MSGU) depuis 2012.

En France, il existe depuis 2013 un nombre croissant d'applications smartphone dédiées à l'information et à l'alerte et en 2016 le Ministère de l’Intérieur a lancé l’application Système d’alerte et d’information des populations (SAIP). Les usages sont variés en France, et soulèvent de nombreuses questions. Alors que les applications dédiées nécessitent d'être installées avant la crise, dans une démarche d'anticipation, le recours aux réseaux sociaux existants ouvre sur un public plus large, mais avec des outils moins spécialisés. L'ensemble de ces outils est tributaire des réseaux d'électricité et de télécommunication, même s'il est possible de faire des smartphones des relais pour établir un réseau « pair-à-pair », alors que ces réseaux sont vulnérables en cas de crise. Par ailleurs, tous les territoires ne sont pas couverts et toute la population n'est pas équipée, ce qui pose la question d'un service « à deux vitesses », accentuant les inégalités sociales et territoriales. Les autorités et gestionnaires ne sont plus les seuls détenteurs de l'information et ne déterminent plus toujours le contenu ni même la temporalité de la diffusion, tout le monde a accès voire peut participer aux flux d’information. Enfin se pose la question de la complémentarité des différents outils, des ressources accordées, des articulations entre approche descendante, la diffusion d'information, et approche montante, la transformation des citoyens en capteurs, voire en lanceurs d’alerte. Cette journée est notamment destinée à discuter des effets territoriaux de ces outils et pratiques, ainsi que de de la place des citoyens dans la gestion des crises.

Programme de la journée du 28 février 2017

Matinée : Amphi Tour, Université de Cergy Pontoise, Tour des Chênes (participation libre)

9h café de bienvenue

9h30 Introduction de la journée, Samuel Rufat, Université de Cergy Pontoise

9h40 MSGU vs Cell Broadcast, les enjeux de l'information et de l'alerte en France, Gilles Martin, VISOV

10h00 Remontée d'information et la cartographie MSGU à Paris, Victor Santoni, Préfecture de Police de Paris

10h20 MSGU et exercice de simulation de tsunami – Carib'Wave, Gaël Musquet, OSM France / CxLinks

10h40 Discussions autour d'une pause café

10h50 MSGU et application SAIP, l'alerte des populations en France, Noria Souab, Ministère de l'Intérieur

11h10 Cartographie de l'information sur les risques, #HackRisque et MSGU, Jean-Jacques Richard, Ministère de l'environnement

11h30 MSGU en Belgique, Benoit Ramacker, Service Public Fédéral Intérieur (Belgique)

11h50 MSGU et cartographie collaborative pendant les inondations en Méditerranée, Johnny Douvinet, Université d'Avignon

12h10 Discussion avec la salle

12h30 – 14h : poursuite des débats autour d'un déjeuner convivial (sur réservation)

Après-midi : atelier pratique en salles informatique 120 et 133, Université de Cergy Pontoise, site Chênes 2 (participation libre)

14h Exercice de mise en pratique en salle informatique avec VISOV volontaires numériques en gestion d'urgence

17h30 conclusion de la journée

Annonce sur Calenda.org

Pour accéder au campus de l'Université de Cergy-Pontoise, Tour des Chênes et site Chênes 2

À lire sur Veille Carto 2.0 !

Veille-carto 2.0, le blog capdes étudiant.e.s de M1 et de M2 dédié à l'actualité des SIG, de la cartographie et bien plus encore, tourne à plein depuis la rentrée. Ci-dessous, un récapitulatif des dernières publications (mois de décembre), avec en prime, les premières livraisons en anglais !

Les étudiant.e.s du Master Géomatique récompensés au SIG 2016 d'ESRI

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A la conférence francophone d'ESRI, SIG 2016, "Mon école sous l'eau" a remporté le premier prix StoryMap.
Les posters "Mon école sous l'eau" et "Harcèlement verbal" ont également remportés trois prix.
Félicitations aux étudiant.e.s fraîchement diplomé.e.s du Master !